Chemins – Michèle Lesbre

chemins

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Titre : Chemins

Auteur : Michèle Lesbre

Date de parution : 2015

144 pages

Edition : Sabine Wespieser

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Résumé

« J’ai trois ans. Un homme qui me parait immense entre dans la minuscule cuisine de l’appartement rue du Souci à Poitiers, me prend dans ses bras, je ne l’ai jamais vu. Ma mère me demande de l’appeler papa. C’est mon père. »

Des années plus tard, alors que son père n’est plus, la narratrice est amenée à lire le livre favori de son père, ce père qu’elle connaît si peu et considère comme un étranger, un intrus qui un beau jour s’est immiscé dans l’existence tranquille qu’elle menait avec sa mère.

« J’abordai la lecture de ce livre avec une curiosité fébrile, comme si j’allais enfin approcher un homme qui avait gardé jusqu’au bout cette part de mystère et de douleur dans laquelle il s’était abandonné, comme on se laisse disparaître dans une barque à la dérive. »

Elle n’a jamais noué de véritables liens avec son père, il était pour elle un « intime étranger ». Cette lecture la mènera-t-elle vers la compréhension de ce père ? Le livre en question est de Henri Murger, Scènes de la vie de Bohème, et il parait antagoniste à la personnalité de ce père tourmenté. D’où le mystère et la quête du père à travers cette lecture et cette errance dans les lieux de son enfance.

Avis

J’ai été déçue par cette lecture. En vérité, je l’ai choisie pour la renommée de l’auteur ainsi que sa maison d’édition, celle qui a dévoilée Léonor de Recondo dont je suis fan. Cette maison d’édition n’est pas si prolixe que cela et je me doute qu’elle choisit ses auteurs avec soin. En effet, la qualité des écrits de Michèle Lesbre est indéniable. Cependant, je n’ai pas été transportée par ce roman aux critiques de presses élogieuses.

Il est question de Nostalgie et on la ressent assez bien. Je m’attendais toutefois à ressentir plus d’émotion. Je ne l’ai pas trouvé aussi bouleversant que le suggère la critique en quatrième de couverture. Je me suis parfois ennuyée, je ne comprenais pas trop où l’auteure voulait en venir. L’impression de ne pas comprendre vient aussi du fait que ce livre a été encensé par la presse. L’écriture étant belle, je me suis dit que je suis passée à côté de quelque chose pour penser différemment. C’est une réaction commune je pense.

La narratrice décide de lire le livre favori de son père qui est comme un étranger pour elle, dans l’espoir de se rapprocher de lui, de percer un mystère. Qui était son père à l’intérieur ? Il semblait différent de ce qu’il paraissait, mais on ne sait pas qui il était vraiment. Le chemin continue, elle a besoin de son père pour continuer le sien bien qu’elle n’aie jamais cheminé avec lui de son vivant. Peut-être n’y avait-il pas grand-chose à comprendre en dehors de cela, qu’il fallait juste se laisser porter par la poésie des mots… mais moi, cela ne m’a pas transporté.

Lecture dans le cadre du challenge Lire en thème.

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