A l’intérieur – Jodi Picoult

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A l’intérieur de Jodi Picoult aux éditions Michel Laffont, 600 pages, sorti en vf le 21 janvier 2016.

Lu en ebook.

Lu pour Le club de lecture du pingouin vert.

Résumé : 

Quand votre fils ne vous regarde jamais dans les yeux… comment savoir s’il est coupable ?
Adolescent atteint du syndrome d’Asperger, Jacob Hunt ne possède pas le mode d’emploi pour communiquer avec les autres. Enfermé dans sa bulle, il est pourtant d’une intelligence prodigieuse. Un sujet le passionne plus que tout : la criminalistique. Il parvient souvent à se rendre sur des scènes de crime, où il ne peut s’empêcher d’expliquer aux policiers comment faire leur travail. En général, il tombe juste.
Mais lorsqu’un assassinat se produit dans le quartier, l’attitude de Jacob est un signe flagrant de culpabilité pour la police. Pour la mère et le frère de Jacob, l’intolérance et l’incompréhension qui ont toujours menacé leur famille resurgissent brutalement.
Et cette question lancinante, qui ne laisse pas leur âme en paix… Jacob a-t-il, oui ou non, commis ce meurtre ?

Mon avis :

Je remercie d’abord le club de lecture pour m’avoir fait découvrir ce livre, mais aussi cette auteure qui est connue mais ne m’avait jamais intéressé plus que ça. Elle a notamment écrit Ma vie pour la Tienne qui a été adapté au cinéma, dont j’ai entendu beaucoup de bien (je pense le lire prochainement).

Revenons à nos moutons. A l’intérieur parle de Jacob, un ado ayant le syndrome d’Asperger. C’est un syndrome que je connaissais déjà bien (et qui a contribué à ma curiosité sur ce livre). Je peux dire que ce livre est bien documenté. Cela se ressent et se vérifie lors des remerciements, l’auteure a fait un vrai travail pour produire le point de vue de Jacob avec réalisme. Il me semble toutefois nécessaire de préciser que ce syndrome se manifeste de différentes manières selon les individus. Toute l’ambiguïté est là, que peut-on attribuer au syndrome?

– Je n’en sais pas autant que ta mère sur le syndrome d’Asperger, poursuit-il. Mais je crois que nous avons tous quelque chose en nous qui nous empêche parfois de communiquer comme nous le voudrions.
Le concept me plaît : le syndrome d’Asperger serait comme une dose de parfum, plus ou moins concentré selon les personnes.

Lorsque Jacob, passionné de criminalistique, se retrouve au coeur d’une affaire criminelle, tout porte à croire qu’il est coupable. L’histoire nous est conté de son point de vue, de celui de sa mère, de son frère, de son avocat et du policier en charge de l’enquête. Tout est fait pour nous faire douter, bien que cela n’ait pas forcément marché avec moi. J’avais mon avis sur la question depuis le début, mais cela ne m’a pas dérangé. Cette enquête est l’occasion de parler d’un sujet de société et l’auteure le fait avec brio.

Tout d’abord, j’adore les histoires à plusieurs points de vue. Ici, ce procédé est bien exploité et nous permet de comprendre les différents personnages. Le personnage de Théo, frère de Jacob, m’a beaucoup touché. Il vit un peu dans l’ombre de son grand frère qui nécessite une grande attention de sa mère et avec qui il doit se comporter comme l’aîné du fait de sa différence. Cette palette de personnages permet de balayer les points de vue face à ce trouble du comportement, au sein de notre société ou au sein de la famille.

Je ne suis pas autiste. J’ai l’autisme. Comme j’ai les cheveux bruns et les pieds plats. Je ne comprends pas pourquoi je suis toujours « l’enfant Asperger ».

L’enquête est passionnante malgré sa prévisibilité. A ce sujet, le titre anglais donne trop d’indices et je préfère le titre français, à l’intérieur, qui correspond tout aussi bien au livre et à la difficulté de savoir ce qui se passe dans la tête de Jacob. J’ai surtout aimé le procès. L’avocat de Jacob souhaite éviter la prison à son client par le biais du syndrome d’Asperger. Était-il réellement responsable de ses actes ? Défilent alors à la barre des experts qui nous permettent d’en savoir plus. Et on avance progressivement, l’histoire est addictive, et malgré ses 600 pages, j’ai eu du mal à lâcher ce livre que j’ai terminé rapidement !

En bref, j’ai beaucoup aimé ce livre addictif et riche grâce à l’alternance des points de vue et à un travail de recherche important de l’auteure à propos du syndrome d’Asperger.

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10 réflexions sur “A l’intérieur – Jodi Picoult

  1. Jodi Picoult fait partie de ces auteurs dont j’entend tellement parler que j’ai peur d’etre décue en les lisant! Je suis contente de lire ton avis et de voir que tu as aimé ta lecture! Je suis soulagée de lire aussi que l’auteure a fait un énorme travaille de recherche sur le syndrome d’Asperger et ne s’est pas juste contenté d’en utiliser le theme. Un livre que je vais donc garder en mémoire pour de prochaines lectures. 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Ça se voit qu’elle a fait un énorme travail et pas seulement sur le syndrome mais sur comment peut le vivre la famille. Il y a des degrés différents, chez Jacob cela peut se manifester de manière extrême, et dans ce cas la mère (souvent) doit mettre sa carrière entre parenthèse, ce qui est le cas dans le livre… et le thème de la famille, de la société autour de ce syndrome est aussi bien traité que le syndrome lui-même, c’est pourquoi je le conseille : )

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