L’oiseau bleu – Takashi Murakami

oiseaubleuL’oiseau bleu, Takashi Murakami Editions Ki-oon (2015), 215 pages

Résumé : Yuki Higashimoto est la plus heureuse des femmes : un mari aimant, Naoki, ainsi qu’un adorable garçon de cinq ans, Shu, la comblent de bonheur. Mais la sortie de route de la voiture qui les ramène d’un innocent pique-nique va sonner de manière cruelle et irrémédiable la fin de cette existence paisible… Le petit Shu ne survit pas à la violence du choc, et Naoki est plongé dans un coma végétatif. Pour Yuki, un long combat commence : comment reconstruire sa vie et préserver un lien avec un mari qui est présent sans l’être ?

Dans ce manga post 11 mars 2011, l’auteur du remarqué Chien gardien d’étoiles évoque la difficulté de surmonter la perte d’un être cher. Famille, enfance, vieillesse, oubli… la plume poétique de Takashi Murakami parcourt délicatement le cycle de la vie et fait mouche en nous transmettant un formidable message d’espoir.


Sujet : le deuil, la maladie Alzheimer, la famille, et d’autres problématiques sociétales très intéressantes.

Graphisme : (A lire de droite à gauche si jamais vous zoomez)

J’avoue que pour un manga, je n’ai pas été spécialement conquise par le graphisme. J’ai trouvé le trait parfois peu détaillé sur les visages notamment. Néanmoins, cela reste agréable à regarder. J’ai aimé l’idée de faire partir la coloration avec le deuil.

Intrigue : L’histoire, c’est ce qui fait la force de ce manga. Et là, j’ai été conquise pour le coup. Nous suivons d’abord Yuki. Suite à un accident de voiture, elle perd son jeune fils et son mari se retrouve en état végétatif… Nous suivons son deuil, qui est très poignant. Le manga commence très fort avec cette histoire. Yuki est une jeune maman choquée, mais déterminée et elle fera tout pour préserver la famille qui lui reste. Et il ne lui reste que son mari, et ses beaux-parents. Sa belle-mère doit déjà gérer son mari qui développe la maladie d’Alzheimer, ce n’est donc pas facile… Yuki devra affronter les changements d’hôpitaux, les soins difficiles et le silence. J’ai adoré ce personnage.

Le deuxième arc s’ouvre sur l’histoire d’un ouvrier qui se tue à la tâche pour que son fils puisse faire de bonnes études. Et à vrai dire, je préfère ne pas vous en dire plus,car la BD est courte, tout va très vite et il faut en profiter. J’ai parfois été surprise, surtout émue.

Ce qu’il faut retenir, c’est que cette BD est vraiment touchante et que malgré les morts, les maladies, le message d’espoir est bien présent. Quand j’ai entamé cette BD, avec la mort de ce petit être et cette maman déchirée, je ne pensais pas en ressortir avec le sourire. C’est vraiment une très belle BD. Je n’ai pas trop compris ce qui m’arrivait car aux premières pages, j’avais vraiment le blues. J’ai été triste, émue, fatiguée par le malheur, puis j’ai fait mon deuil. Le tout en 215 pages de BD. Je suis bluffée !

J’ai trouvé les deux arcs nécessaires. Il en fallait pour nous redonner de l’espoir après ces récits de vie, et l’auteur a bien su développer son propos. Les deux histoires nous permettent d’appréhender le cycle de la vie, et se terminent sur un très beau message.

En bref, l’histoire est magnifique, et si elle avait tout pour me déprimer à la base,elle a réussi à me donner de l’espoir. J’ai adoré !

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3 réflexions sur “L’oiseau bleu – Takashi Murakami

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