Les huit montagnes – Paolo Cognetti

montagnesLes huit montagnes, Paolo Cognetti, éditions Stock, 304 pages

Pietro est un garçon de la ville, Bruno un enfant des montagnes. Ils ont 11 ans et tout les sépare. Dès leur rencontre à Grana, au coeur du val d’Aoste, Bruno initie Pietro aux secrets de la montagne. Ensemble, ils parcourent alpages, forêts et glaciers, puisant dans cette nature sauvage les prémices de leur amitié.

Vingt ans plus tard, c’est dans ces mêmes montagnes et auprès de ce même ami que Pietro tentera de se réconcilier avec son passé – et son avenir.

Voici un livre que j’ai lu à l’occasion de la rentrée littéraire. Ce n’est pas le genre de livre vers lequel je me serais tournée car la couverture ne m’a pas accroché, mais Pikobooks a attiré mon attention dessus lors d’une de ses vidéos. Du coup, je l’ai demandé sur netgalley et j’ai eu l’occasion de me faire mon propre avis.

Alors pour dire vrai, ça fait un petit long moment que je l’ai lu. Du coup, j’hésitais à en parler même si j’avais pris quelques notes. Mais ce livre vaut vraiment le coup, et on en parle pas tellement dans les médias, donc je fouille un peu dans ma mémoire et vous livre mon avis à froid !

Les prénoms s’effacent déjà, mais comment dire… c’est le genre de livre qui procure des sensations assez fortes pour les réveiller instantanément un mois et demi plus tard. Je ne vais donc pas vous parler de l’intrigue, mais des émotions qu’on ressent à la lecture.

C’est le livre parfait pour les vacances ! Il se passe en montagne où Pietro passe ses vacances. Il y rencontre Bruno qui, lui, y vit toute l’année. L’amitié entre ces deux jeunes gens est vraiment touchante, et la montagne est si bien décrite qu’on a l’impression d’y être. Cela rend même nostalgique, comme si on l’avait nous-même vécu, de la même manière que Pietro qui s’attache à ce lieu.

« Je le sentis avant de le voir, à dire vrai, parce qu’il dégageait cette même odeur d’étable, de foin, de lait caillé, de terre humide et de feu de bois qui depuis, est restée pour moi l’odeur de la montagne, celle que j’ai retrouvée dans toutes les montagnes du monde. » P21

Ce qui m’a également touché, c’est la relation entre Pietro et son père. Le décor de la montagne n’est pas là pour faire joli, mais s’imbrique dans cette histoire familiale, puis cette histoire d’amitié entre Bruno et Pietro. Le père est un personnage qui se révèle lorsqu’il est en montagne, c’est là que ce citadin est heureux, lorsqu’il peut monter des sommets. Il est mystérieux, y compris pour son fils, et aime parler avec des énigmes.

L’histoire s’étale sur plusieurs années, on peut donc suivre l’évolution de ces relations.

« Un lieu que l’on a aimé enfant peut paraitre complètement différent à des yeux d’adulte et se révéler une déception, à moins qu’il ne nous rappelle celui que l’on n’est plus, et nous colle une profonde tristesse ». p80

C’est un très beau livre. Il m’a marqué par sa beauté intérieure. En plus des beaux paysages, l’amitié des deux hommes m’a touchée, c’est une beauté nostalgique. On n’est ni heureux ni triste lorsqu’on referme ce livre, car le sentiment prégnant est la nostalgie. J’avais donc besoin de digérer ce superbe livre, que je ne peux que vous conseiller !

En bref, un livre nostalgique parfait à mettre dans vos PAL de vacances. Vous verrez que la montagne est un personnage que vous voudrez absolument rencontrer ou revoir après avoir lu ce livre. J’en fais le pari ! :’)

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2 réflexions sur “Les huit montagnes – Paolo Cognetti

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