Hunger Games : La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur – Suzanne Collins

Hunger Games : La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur, Suzanne Collins, éditions PKJ (2020), 607 pages

C’est le matin de la Moisson qui doit ouvrir la dixième édition annuelle des Hunger Games. Au Capitole, Coriolanus Snow, dix-huit ans, se prépare à devenir pour la première fois mentor aux Jeux. L’avenir de la maison Snow, qui a connu des jours meilleurs, est désormais suspendu aux maigres chances de Coriolanus. Il devra faire preuve de charme, d’astuce et d’inventivité pour faire gagner sa candidate. Mais le sort s’acharne. Honte suprême, on lui a confié le plus misérable des tributs : une fille du district Douze. Leurs destins sont désormais liés. Chaque décision peut les conduire à la réussite ou à l’échec, au triomphe ou à la ruine.
Dans l’arène, ce sera un combat à mort.

Je vous retrouve avec mon avis sur le dernier Hunger Games, qui est en fait un préquel concernant le personnage du charismatique despote Coriolanus Snow.

/!\ Il faut surligner pour voir les spoilers que j’ai mis entre les balises. 🙂

Niveau temporalité, on commence à le suivre lorsqu’il à 18 ans. Il fait partie d’un groupe d’étude qui a pour mission d’améliorer les jeux. C’est la première fois que les personnes des discrits ont des mentors, et ce sont justement ces élèves du Capitole. Coriolanus a donc une fille des discrits à sa charge.

Le Capitole encourageait la population à suivre le déroulement des combats, mais beaucoup de gens préféraient s’en détourner.

Le défi consistait à rendre l’événement plus attractif. C’est pourquoi, pour la première fois, les tributs se verraient assigner des mentors. On avait sélectionné pour cela vingt-quatre des meilleurs élèves de l’académie. Les spécificités de leur mission restaient encore à définir. On parlait de préparer les tributs pour une interview télévisée, de les mettre en valeur avant leur passage devant les caméras. Tout le monde s’accordait à dire que pour perdurer les Hunger Games devaient évoluer, devenir une expérience plus riche, et l’idée d’associer la jeunesse du Capitole aux tributs des districts suscitait beaucoup de curiosité

Hunger games – prequel – chap 1 – page 24

Pour vous resituer, c’est la dixième édition des jeux, et ce n’est pas encore le grand show de la 74ème (si je me souviens bien) édition à laquelle participe Katniss. Cette partie-là est très intéressante. Malheureusement, elle participe aussi à quelques longueurs dans la partie suivante puisqu’on assistera aux jeux et effectivement, ils ne sont pas très palpitants. Ce n’est certes qu’une partie du roman (sur 3), mais j’ai également trouvé quelques longueurs sur une autre partie.

[spoiler]Le début de la partie pacificateur promet une intrigue avec des rebelles, et finalement, il y a beaucoup de longueurs ! J’ai trouvé les chapitres assez longs, avec juste un cliffhanger à la fin comme l’autrice sait les faire, mais je trouve que ça met du temps à bouger. [/spoiler]

En effet, il y a trois parties bien distinctes. J’ai trouvé la première plus intéressante, même si les pages se tournent très bien jusqu’à la fin. Certains passages auraient mérité soit d’être plus courts, soit plus palpitants. Honnêtement, je l’ai tout de même dévoré car le style est fluide et j’adore l’univers.

Concernant le personnage de Coriolanus, j’ai aimé le détester. Il est plus ambigu que ce à quoi je m’attendais. Certains l’ont même trouvé trop gentil. Je n’ai pas la même opinion, je l’ai trouvé problématique y compris dans sa gentillesse, mais je suppose que c’est une interprétation comme une autre. Il est souvent gentil par intérêt et |spoiler]il a un côté possessif avec sa protégée. Alors oui, il en tombe amoureux, mais j’ai trouvé cette romance assez toxique. Cela pose question, car oui on peut tomber amoureux sincèrement dans cette situation, mais je n’ai jamais eu l’impression d’une grande sincérité de la part de Coryo. Il est jaloux à la moindre occasion, et il ne faut pas oublier qu’il veut gagner les jeux par le biais de Lucy Gray ! Je pense qu’il est difficile de savoir ce qu’il ressent vraiment, la situation est très compliquée et il demeure un jeune homme immature en ce qui concerne l’amour ! Cette relation aurait eu l’occasion de devenir saine après les jeux, mais bon… hm|/spoiler] Dès le premier chapitre, l’autrice nous met face à l’ambiguïté de son personnage. Elle nous montre qu’il n’est pas facile à cerner. Par exemple, on apprend qu’il est le seul à ne pas avoir brimé un de ses camarades, Sejanus :

La plupart des enfants du Capitale avaient interprété son attitude comme une marque de mépris, le signe qu’il ne voulait pas s’abaisser à maltraiter une vermine des districts ; Sejanus y avait vu de la grandeur d’âme. Tous se trompaient, mais, quoi qu’il en soit, l’épisode avait contribué à parfaire l’image de Coriolanus.

Hunger Games- préquel – chapitre 1 – page 28

J’ai moyennement aimé le personnage de Lucy Gray, la fille du discrit 12. Elle a le mérite d’avoir une personnalité très différente de Katniss, plus lumineuse, et son background est assez original. Pour autant, je ne suis pas parvenue à m’attacher à elle. Cela dit, j’ai aimé son développement notamment lorsqu’on fait vraiment sa connaissance [spoiler]dans la partie 3, car les jeux ne la dévoilent pas totalement à mon sens[/spoiler]. Suzanne Collins s’est inspirée d’un poème pour son prénom (de William Wordswort). J’ai beaucoup apprécié cette référence.

En revanche, j’ai adoré Sejanus, un enfant du Capitole qui a grandi dans le district 2 et dont la richesse de son père, un industriel, lui a valu de venir habiter au Capitole dix ans plus tôt. Bref, c’est un transfuge de classe, et j’aime beaucoup les réflexions de ce personnage et sa relation avec Coriolanus. Si vous lisez la citation que j’ai mise plus haut, vous comprendrez pourquoi leur relation me brise le coeur, puisqu’elle est plus ou moins basée là-dessus ! Lorsqu’il y a les longueurs de la partie 3, son histoire a contribué à maintenir mon intérêt.

Chaque chapitre se termine par un élément de suspens, c’est donc une lecture très prenante malgré les quelques longueurs que j’ai évoquées. J’ai beaucoup aimé certains personnages et les réflexions sur les jeux. On a aussi des références à la trilogie, notamment l’origine d’une certaine chanson. Si vous aimez la trilogie, ne vous privez pas de cet opus, peut-être pas à la hauteur, mais ça aurait été surprenant.^^ Du coup, je ne suis pas déçue. En bref, une très bonne lecture !

L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?


2 réflexions sur “Hunger Games : La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur – Suzanne Collins

  1. J’avais adoré les deux premiers tomes mais j’ai été tellement déçue par le tome 3 à l’époque que je n’ai pas tellement l’envie de retourner dans cet univers.
    Mais ce nouveau livre n’a pas l’air de faire le même effet sur les autres, on le voit partout 😄

    Aimé par 1 personne

    1. Ah oui? J’avais bien aimé le tome 3, mais bon, j’avais tout lu d’une traite donc j’ai même l’impression d’avoir lu un énorme one-shot.^^ Après, c’est plus du tout les mêmes personnages (sauf Snow bien sûr) donc il a quelques chances de te plaire.

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